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J’ai jamais vu l’Afrique

Exposition de Clem Letrusko
du 7 mars au 19 avril 2017 à la médiathèque Marguerite Duras

Clem Letrusko, de son vrai nom Americo Clemente, est né en 1957 dans la ville où toujours ont dansé les sorcières : l’ancienne Maleventum, en Italie. C’est là qu’il étudie les arts avant d’arriver à Paris dans les années 80, où il vit et travaille depuis.
Clem Letrusko crée des effigies, nimbées de magie, avec des matériaux de récupération, vestiges de notre société actuelle. Accessible à tous les publics, son “travail” se situe entre archéologie et anthropologie urbaine et sociale. Pour réaliser ses masques, il arpente les rues du 20e à la recherche d’objets délaissés issus de toutes les cultures de l’« ethnie Ménilmontant ». Clem Letrusko, à la manière des Étrusques, crée des échanges de cultures et de matières : rien ne se jette, tout se recycle. Un bon exemple d’éco-création responsable.
Les artefacts glanés deviennent le reflet d’une réalité sociale du quartier, d’où l’artisanat traditionnel disparaît peu à peu ; on trouvera de ce fait dans ses sculptures les témoins fantômes du vieux Ménilmontant : outils de menuisiers, de couturiers, objets du quotidien… magnifiés par une subtile patine. L’imaginaire de l’artiste leur donne une nouvelle identité métisse en créant des visages dont les expressions et la simplicité évoquent les masques africains et l’art brut.
Sa peinture s’inspire de ses masques et, dans ses installations, plusieurs interprétations d’une même création se côtoient, sous forme de sculptures, peintures, gravures…
Depuis 5 ans, le travail de Clem Letrusko s’oriente vers la vidéo expérimentale. Procédant de la même démarche que pour ses masques, il s’agit de combiner des éléments hétéroclites. Il propose ainsi, sous forme audiovisuelle, un point de vue complémentaire, favorisant le hasard et la surprise autour des traces laissées par son œuvre.

L’exposition est adaptée aux malvoyants et aveugles.